Pasta & basta

Fini de rire : oubliez le jean informe et le T-shirt tout mou, demandez à votre coiffeur une coupe très chabada, repassez votre plus belle chemise noire et abonnez-vous à un magazine de design pointu. C’est vrai, les proto-mannequin qui composent la clientèle de ce CURIEUX peuvent laisser penser qu’on a mis la main sur une énième adresse « trop belle pour toi ». Ce n’est pas le cas, même si les murs tapissés de dizaine de papiers peints confirment que l’adresse s’y entend en matière de tendance.

Le propos est autrement plus rigolo qu’il n’y paraît. Voici (sauf erreur) le premier… bar à spaghettis de Paris. Servie à l’assiette ou en marmite (et en doses balaises), la pasta joue bravement sa partition classico-portnawak, entre la version aïl-persil-coques et la mexicaine piquante au guacamole (mouais), la « meat ball, ball, ball » et les « gambas flambées » ! Comme c’est pas mauvais et qu’ils sont adorables, on peut y aller.

Sébastien Demorand – Zurban – juillet 2004.